Un imprévu des plus imprévus.





 

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MessageSujet: Un imprévu des plus imprévus.   Mar 25 Aoû - 14:03

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\ On galope, on galope, on galope sur la plaine !
Ne plus rien voir ni sentir que le sang battre dans nos veines !
Voilà la vie telle qu’elle apparaît dans l’esprit de ceux qui n’ont plus rien à perdre !
Indomptable et infinie... Elle est belle à se damner ! /

Plusieurs jours déjà que je ne faisais que ça ! Tonnerre semblait voler au-dessus de la route comme les spectres des légendes. J’étais devenu un cavalier fantôme ! Arpentant les terres du continent, répandant la nouvelle ! La fin du monde approche et j’en suis le messager ! Oh je sais, je m’emporte un peu, mais c’était si grisant de se laisser aller à rêver. Dans la plus prosaïque réalité, je ne faisais en vérité que me rendre à  une ville non loin de là. Le pays de Lunaria recelait bien des trésors ! Et c’était justement l’un d’eux que j’allais retrouver dans la cité de Puymirail ! Vous la verriez mes amis… vous aussi vous en resteriez coi ! Une crinière de feu tombant telle une cascade sur ses frêles épaules de jeune femme, des lèvres avenantes, des yeux flamboyants et un cou de cygne tout offert aux multiples hommages que je comptais lui rendre !

Cette beauté sublime se prénommait Lucille, elle vivait avec ses deux parents qui géraient un commerce florissant d’épices. Autant dire que je n’étais pas le premier à la courtiser, oh non ! Mais vous savez l’amour que portent les femmes délicates pour l’Art. Il ne fut point compliqué de transcender son éclat en quelques vers langoureux ! A peine avais-je déclamé ce poème qu’elle me sauta littéralement dessus ! M’abandonnant à ses redoutables caresses, j’étais devenu dépendant de son contact tendre, mais ô combien sauvage par moment ! Malheureusement, la vie de troubadour est pleine d’imprévus, et je dû rapidement repartir vers d’autres affaires qui m’appelaient de leurs voeux. La tristesse de chacun était pratiquement insurmontable, mais je lui promis mon retour rapide !

Et aujourd’hui… aujourd’hui je tenais ma promesse ! Les mauvaises langues diront que c’est un fait aussi rare que l’apparition d’une seconde lune dans le ciel, mais je mets un terme à toutes ces billevesées ! Maintenant que j’étais enfin libre de mes déplacements, je pouvais retourner me détendre dans les bras de la belle Lucille… L’amour donne des ailes ! Et c’est grâce à lui que je la rejoindrai ! File Tonnerre ! File comme la tempête ! File comme la lame dans le cœur du manant ! File comme un incontinent à la selle !

Mais bon, la réalité rattrape vite le voyageur un tantinet trop naïf. Mon étalon était, certes, d’une constitution formidable, mais il fallait bien se reposer à un moment donné. La bave qui coulait de la gueule du pauvre animal, ainsi que son souffle bruyant et haché, m’indiquait clairement qu’il était bientôt l’heure de faire une pause. Le tout était de trouver un point d’eau pour que la bête puisse se désaltérer. L’occasion se présenta plutôt rapidement. En s’éloignant un peu de la route, nous tombâmes sur un charmant bosquet, et trônant au milieu des frênes et des chênes, une mare à l’eau vaseuse. « Tonnerre, tu devras t’en contenter. » Dis-je à mi-voix. Descendant de selle, je le laissai faire sa petite vie pour aller me reposer contre un arbre des environs. Posant avec soulagement ma besace à côté de moi et m’abandonnant à la douce étreinte de la brise fraîche qui m’emportait dans le sommeil avec une inquiétante rapidité…
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MessageSujet: Re: Un imprévu des plus imprévus.   Jeu 27 Aoû - 22:07

Le voyage peut être ressentit de deux façons complètement différentes. Un tragique moment à passer, épuisant, dangereux et dès plus déplaisant. Ou alors radieux, remplit d'aventures, de découvertes et d'émotions joyeuses! Pour la jeune femme le voyage ressemblait plus à cette deuxième définition. Bien qu'elle avait bien faillit mourir de soif ou de faim plusieurs fois, jamais au grand jamais elle ne regrettait son voyage. Bien sur elle n'avait pas vraiment eu le choix de le commencer ou non puisqu'elle avait tout simplement était mis à la porte. Mais ce nouveau tournant de sa vie était une véritable bénédiction ! Elle avait maintenant une faction, savait chassé et avait découvert plus de chose en presque deux semaines que en un mois d’existence chez Janne! La petite sautillé dans les bois en pensant à sa rencontrer avec un Elfe et à quel point ces oreilles étaient magnifiques! Elle était devenu amoureuse de cette partie du corps de l'elfe et aurait presque voulu continue à s'allonger dessus, mais elle avait du continuer son propre chemin. Mais où allait son chemin? Elle ne le savait toujours pas, continuant à marcher en Lunaria, entre forêt et plaine, elle finirait à coup sur à tomber sur une ville.

Mais la ville l'attendrait encore un peu aujourd'hui serait encore un jour où la petite Si'lura marcherait dans la flore parfaite de cette contrée. Le soleil était plus que présent dans le ciel en cette douce journée d'Etaliàs, ce qui ne faisait que réchauffer le coeur de Solena et l’incité à rire à chacun de ses pas! Après avoir marché quelques heures, ses pieds encore peu habituer aux longues routes, se mirent à brûler, il fallait qu'elle se repose. La jeune femme se força à avancer encore quelques minutes, et la forêt l'en récompensa puisqu'elle sortir sur une magnifique bosquet, un courant d'eau avait même élu domicile ici. Comme un cadeau des dieux eux même, la petite se mit à genoux pour boire l'eau si clair et fraîche. Puis un idée lui traversa l'esprit, durant sa courte vie elle avait souvent pris la forme d'un animal volant, mais jamais celle d'un animal aquatique, pourquoi ne pas commencer? Le bosquet avait l'air sûr il n'y aurait donc aucun problème!

Animal aquatique... que pouvait-elle choisir? Baleine? Dauphin? Pas assez d'eau! Requin? Bien trop féroce ! Solena croisa les jambes et se mit à balancer son corps de droite à gauche en réfléchissant. En fermant les yeux elle essaya de visualiser les poissons qu'elle avait découvert dans un livre d'image avec Janne lorsqu'elle se rappela qu'un d'entre eux avait toujours fait n'être dans le coeur de la petite un sentiment d'admiration. Elle enleva donc ses vêtements et alla ranger ses affaires dans un buisson pour que les animaux ne lui volent pas pendant son absence. Lorsqu'elle retourna prêt de l'eau, Solena se concentra et se transforma en un magnifique poisson combat complètement blanc, de loin on aurait pu la confondre avec un pétale de cerisier. La jeune Si'lura profita en sautant, nageant le plus rapidement possible. De longues minutes passèrent et sentir l'eau glissé sur ses nageoire était un réelle délice, elle ne savait pas ce qu'elle préférait à présent. Nager? Voler? Janne lui avait dit qu'au bout d'un moment elle aurait une forme définitive et qu'elle pourrait incarner qu'un seul animal mais pourquoi devait-elle choisir entre l'eau, la terre et l'air? C'était triste. Cette simple idée brisa le rêve de Solena qui se mit sur le bord et repris doucement forme humaine.

Lorsque son corps fut complément remit en place, la petite était tout simplement épuisée. Elle décida donc d'aller s'allonger sur une branche d'arbre et laissa son corps sécher au soleil. Le soleil l'attrapa rapidement mais son réveille fut encore plus brutale. La branche sur laquelle elle était posé se mit à trembler. Prise de peur, la petite ne bougea pas mais aperçu un cheval avancer sous son arbre. Sans faire un bruit, la jeune femme regarda la scène et lorsque l'étranger s'endormit elle descendit doucement de sa cachette et alla rapidement chercher ses affaires. Partir vite! Lorsqu'elle fut habiller, la jeune fille s'arrêta, pourquoi devait elle partir? Le cheval était si beau, peut être pouvait-elle monter dessus!

Alors que son maître dormait à point fermé, Solena s'approcha du cheval et caressa doucement sa tête. Elle souriait à s'en déboîter la mâchoire, mais ça n'avait aucune importance elle était juste heureuse! Lorsqu'elle se décala sur son côté, le cheval eu un mouvement de recule. Comment allait-elle monter sur ce géant?  Peut être devait elle demander de l'aide et donc par la même occasion l'accord du propriétaire. La jeune femme tout vêtu de blanc avança jusqu'au dormeur et s'assit à coté de lui. Elle le regarda rapidement et trouva sa tête amusante. Comment devait-elle le réveiller ? Solena se rappela que Janne la réveillait toujours par un petit baiser. Sans y prêter attention elle embrassa donc doucement l'homme sur la bouche et se recula un peu.

- Bonjour!

Solena le laissa émerger en observant son regard étonné puis elle enchaîna sans le laisser parler.

-Est ce que je peux monter sur ton cheval?  
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MessageSujet: Re: Un imprévu des plus imprévus.   Dim 30 Aoû - 11:58

L’étreinte douce et voluptueuse du monde des songes m’emporta dans un abîme profond fait de visions vaporeuses, de voix lointaines et de brouillards colorés. Malgré l’immense mystère qui planait sur ce monde chimérique, m’y perdre était pour moi une source de soulagement infinie. C’était un monde au-delà de toute logique, de toutes lois, de toute compréhension, et c’était là la raison pour laquelle je l’aimai tant. Il n’avait aucune raison d’être, il n’apportait rien autre que de vous retourner le cœur avec vos pires terreurs ou vos plus inavouables fantasmes. En somme, il ressemblait tant à la définition de l’Art. C’est vrai ! Pourquoi l’art existe et à quoi sert-il hormis à faire vivre aux hommes des choses qu’ils n’auront jamais l’opportunité de voir par eux-mêmes ? Les rêves sont l’Art, et l’Art n’est que rêves. C’est ce qui me sauta aux yeux lorsque j’ai composé ma première balade, et c’est la raison pour laquelle mon mentor était si fier de moi. Ah Maître Geoffrey… j’espère un jour vous revoir. Autrement qu’en rêve…

- Tu me reverras dans le véritable monde, Zelgius, ne t’en fais pas.

C’est à ce moment-là qu’il choisit d’apparaître dans mes songes si calmes pourtant. Comme pour traduire mon profond chagrin en voyant cet homme, tout l’environnement autour de nous se mit à être secoué, comme par une tempête. Les couleurs devinrent plus sombres, la lumière s’envola, et une brume noire commençait à nous entourer, moi et… lui. Il demeurait comme dans mes souvenirs, vieux, mais il dégageait une telle énergie… une telle prestance ! Tout dans ses gestes traduisait un amour inconsidéré pour toute forme de beauté, et que cette dernière ressentait la même passion. Sa voix était chaleureuse, douce, rassurante… Comme une mère aimante qui vient vous réconforter.

- Maître… vous dîtes la vérité ?

- Oui mon enfant… tu me reverras.

A ce moment, une sorte de force incommensurable me poussa violemment en arrière. J’essayai de me débattre, de me libérer de son étreinte, hurlant pour que mon ancien Maître Barde m’entende ! Mais rien… je fus aspiré dans le plus sombre des abysses, désespéré et infiniment triste. Puis une lumière, immense, éclatante ! Où étais-je ?

J’apercevais enfin quelque chose, une longue crinière sombre qui me tombait sur le torse comme une cascade d’encre. Des yeux étincelants et profonds, à l’instar des plus impressionnants orages grondants dans le ciel. Toujours à demi endormi, je parvenais pourtant à ressentir une sensation… étrange. Une sorte de caresse d’une douceur infinie sur mes lèvres. Soudain, j’ouvris complètement les yeux, éberlué de voir que cette jeune femme m’embrassait ! Comme si elle avait senti mon réveil, elle cessa son baiser et recula doucement. Je pouvais enfin la voir en entier… Elle était magnifique… Tant et si bien que le premier mot que j’arrivai à bégayer fut…

- Un ange…

Certes, les légendes dépeignent les anges comme des êtres quasiment albinos. Peau de lait, cheveux d’un blond presque de platine, des yeux plus bleus que le ciel d’été… Aucune chance pour qu’une demoiselle aux cheveux couleur corbeau ne fasse partie de cette communauté très homogène. Et pourtant… pourtant c’était certain. Une telle créature ne pouvait être que d’ascendance divine ! C’est du moins ce que je pensai alors, encore à moitié emprisonné dans le monde des songes… Il faut me comprendre ! On n’a jamais les idées claires à peine réveillé !

- Bonjour!

Je voulais répondre. Les dieux m’en soient témoins, je voulais répondre ! Mais aucun son ne pouvait s’échapper de ma gorge ! Absolument aucun ! Comme si, durant son baiser, elle m’avait aspirée la voix ! Si ça ce n’est pas une preuve de ses angéliques pouvoirs ! Bon… il s’avéra plus tard que j’avais simplement la bouche grande ouverte et que je ne parvenais plus à la refermer. Mais ma théorie n’est pas à exclure totalement ! Attendons de voir ses prochaines paroles…

- Est ce que je peux monter sur ton cheval?  

« Mon cheval ? Quel cheval ? » Oui, je m’excuse d’avoir oublié mon éternel compagnon pendant quelques instants, mais c’est excusable avec ce qu’il venait de m’arriver ! Pivotant légèrement la tête, je pus effectivement voir le dit cheval en train de renâcler bruyamment vers la jeune femme. A mon avis… elle a dû essayer sans me demander mon avis. Voilà pourquoi Tonnerre semblait si farouche. Reportant mon attention sur la demoiselle, je parvins enfin à prononcer une phrase correcte !

- Tu peux essayer… mais Tonnerre se laisse difficilement approché. Je vais t’aider à le calmer.

Un regain d’énergie me secoua les os en une vague rapide. Mon corps entier réclamait subitement de bouger, pourquoi le lui refuser ? D’un bond, je me remis de bout et avisa quelques instants la demoiselle avec un charmant sourire avant de me diriger vers ma monture. Tout d’abord, l’étalon hennit longuement.

- Tonnerre ! C’est moi, Zelgius ! Aller, fais pas ton ours mal-léché !

Doucement, je tendis la main vers son museau et il accepta mes caresses avec une pointe de méfiance tout de même. Ensuite, j’entrepris de lui flatter l’encolure, ce qui avait l’air de lui plaire plus que de mesure ! Il me reconnaissait enfin !

- Bien, vous pouvez approcher, mademoiselle. Je vais vous aider à monter en selle.


Dernière édition par Zelgius le Mer 2 Sep - 20:40, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Un imprévu des plus imprévus.   Mer 2 Sep - 16:16

La réponse du dormeur tarda à venir. Il avait l'air à la fois surpris et complètement dans l'incompréhension! La jeune femme se demanda alors si l'animal était bien à lui? Peut être qu'il venait juste de le trouver lui aussi. Un animal abandonné ou même peut être sauvage. Solena se sentit triste d'avoir réveiller cet homme qui était entrain de câliner les bras de Morphée mais elle était persuadée que si il était venu sur son dos c'était son animal et pas un cheval sauvage comme elle rêvait de voir dans les plaines, galopant la crinière au vent, libre comme le vent, plus rapide que le son ! Lorsqu'elle sortit de sa petite déception en se demandant si elle devait laisser l'étranger seul ou rester avec lui, la jeune femme remarqua à quel point il semblait surpris, avait il fait un cauchemar? C'était il rappelait un mauvais souvenir? En tout cas Solena savait qu'elle n'avait rien dit d'étrange, elle ne devait donc pas être responsable de sa drôle de réaction!

Lorsqu'il sortit de ses étranges pensées Solena manqua d'exploser de joie lorsqu'elle entendu la réponse du dormeur. Oui ! Elle allait pouvoir monter à cheval pour la première fois depuis sa naissance. Elle qui aimait les animaux depuis toujours était ravi de devenir ami avec l'un deux ! Tonnerre c'était donc son nom, Solena trouva se nom peut être mal choisit dans un premier temps, en effet le tonnerre était quelque chose de désagréable, tordu et qui peut très rapidement faire peur. Pourtant un cheval est un animal doux et généralement complice avec les hommes, ses courbes sont élégantes et parfaites. Mais lorsque le maître s'approcha de son compagnon, Solena comprit pourquoi un tel nom. Il n'avait certainement pas été choisit par rapport l'animal mais à son caractère qui semblait si fougueux. Mais cela n'avait aucune importance, la jeune Si'Lura l'aimait déjà!

Dès que l'étranger lui proposa d'approcher, Solena sauta sur ses jambes et approcha des deux compagnons en souriant. Elle posa d'abord sa main sur l'encolure de l'animal comme son maître l'avait fait avant elle. Cette fois ci il accepta ses caresses. Elle se tourna alors vers l'homme les yeux remplient de joie.

-C'est bon je suis prête !

L'homme l'a prit par les hanches et la déposa sur le cheval. Solena posa doucement ses mains sur l'animal comme ci elle avait peur de le casser et se laissa promenait l'étranger guidant son compagnon pour faire le tour du bosquet. Lorsqu'elle s'habitua à la douce marche du cheval la jeune femme osa lever les mains et se mit à applaudir pour montrer à quel point elle était heureuse. Et lorsqu'il s'arrêta, elle posa sa joue contre l'encolure du cheval s'allongeant de tout son long sur l'animal les cheveux blond soleil jusqu'à ses jambes en souriant. Elle ferma les yeux quelques secondes et écouta le doux rythme des battements de coeur de l'animal. Puis la Si'Lura posa son regard admiratif sur l'étranger.

-Merci beaucoup beaucoup beaucoup, je suis entrain de rêver! Dis monsieur c'est quoi ton nom?

Lorsque le cheval se remit à marcher, Solena se releva et se laissa conduire mais cette fois sans que l'animal soit tenu. La jeune femme attrapa alors doucement sa crinière pour se maintenir et se laissa guider alors qu'il se mit à trotter. Lorsqu'il se remit au pas la petite prit confiance peut être un peu trop d'ailleurs. Elle lâcha l'animal et essaya de se mettre debout sur le dos du cheval. Mais ce dernier reprit une allure rapide ce qui fit tomber Solena. Un cri de douleur sourd brisa la sérénité du lieu lorsque la jeume femme tomba lourdement sur le sol. Quelques craquements d'os la fit grincer des dents mais ce qui déclencha vraiment la peur de la petite c'est lorsqu'elle vit un filet  de sang couler le long de son yeux. Rien de grave une petite ouverture au niveau de son arcade sourcilière mais cet endroit de l'anatomie d'un humain saignait toujours abondamment. Bien que la douleur était peu présente, la peur prit le dessus et Solena se mit à pleurer.

-Mama...

Solena Laurelin
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MessageSujet: Re: Un imprévu des plus imprévus.   Dim 11 Oct - 19:12

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Chose promise, chose dû ! La jeune femme approcha de Tonnerre avec toute la légèreté d’une plume qui flotte paresseusement dans l’air, abandonnée par son propriétaire qui ne s’en soucie guère. Au début un peu réticent, mon compagnon parvint toutefois à percevoir la sensibilité des caresses de la demoiselle et à s’en enticher. Il s’ébroua de joie avant de me laisser la poser sur la selle. Elle était si fine… si enfantine. Comme les voiles d’un bateau, sa robe remuait çà et là, toujours avec parcimonie, toujours avec malice, toujours en s’envolant, sans jamais dévoiler. Tranquille, l’inconnue ne semblait pas plus intimidée que cela et elle accueilli avec joie la petite ballade que je la fis faire avec Tonnerre. Oh rien de bien extraordinaire ! Nous dessinions des cercles, toujours les mêmes, sur l’herbe de la clairière. Mon ami était d’une docilité peu commune, à croire qu’à mon contact il avait découvert la galanterie ! D’ailleurs, il ne put s’empêcher d’hennir quelque peu lorsque la dame aux cheveux de blés entreprit de s’allonger contre lui, tranquille comme un bambin qui dort. Se relevant subitement, elle me demanda mon nom. Avec un sourire… un sourire… Elle était ravissante, et d’une simplicité… spontanée, comme la neige. Oh ! Je ne peux plus attendre ! La poésie gronde en moi comme une cascade d’idées ! Il me faut prophétiser sur la beauté de l’hiver !

- Le sol trempé se gerce aux froidures premières,
La neige blanche essaime au loin ses duvets blancs,
Et met, au bord des toits et des chaumes branlants,
Des coussinets de laine irisés de lumières.
Passent dans les champs nus les plaintes coutumières,
A travers le désert des silences dolents,
Où de grands corbeaux lourds abattent leurs vols lents
Et s’en viennent de faim rôder près des chaumières.
Mais depuis que le ciel de gris s’était couvert,
Dans la ferme riait une gaieté d’hiver,
On s’assemblait en rond autour du foyer rouge,
Et l’amour s’éveillait, le soir, de gars à gouge,
Au bouillonnement gras et siffleur, du brassin
Qui grouillait, comme un ventre, en son chaudron d’airain.


Je marquai une légère pause, pour que l’air de la clairière s’imprègne d’un tel poème. Je devrais l’écrire, plus tard ! Il faut que je m’en souvienne jusque-là… que le Ciel me le permette ! Oh, damned, j’en oublierai presque de répondre à sa question. Pauvre impénitent que j’étais !

- Mon nom est Zelgius, ravissante demoiselle. L’humble barde que je suis est à votre service !

Et tandis que je lui disais cela, elle entreprenait de grimper sur le dos de Tonnerre ! Je ne pus m’empêcher de grimacer en l’imaginant déjà glisser sur le cuir tanné de la selle et tomber sur l’herbe, misérablement. Bien mal m’en pris car la bête s’enhardie ! Mon compagnon accéléra d’un coup, peut-être lassé de cette allure monotone, et la jeune fille tomba au sol. Je lâchai la bride et me précipitai, un peu désemparé, aux côtés de la demoiselle. Je la mis sur le dos, affligé de voir que la pauvre s’était blessée la tête. Une tâche de sang, pareille à de la peinture, ornait son front comme une toile et s’écoulait lentement sur son visage d’albâtre.

- Aïe… tenez bon mademoiselle ! J’ai quelques tuniques en trop dans ma besace, je vais vous faire un bandage ! Aller, venez avec moi.

Je la relevai avec toute la douceur du monde, pour l’aider à marcher vers l’arbre où j’avais déposé mes effets. Tonnerre, lui, était tranquillement en train de brouter, quelques mètres plus loin. Quel idiot ce canasson ! Une minute plus tard, la jeune femme était contre l’arbre, la tête légèrement penchée sur le côté. De mon côté, je m’affairais à utiliser l’eau de ma gourde pour nettoyer la plaie, puis je pris une chemise pour en déchirer l’une des manches, avec quelques regrets, afin d’en entourer la tête de l’inconnue. Une fois l’opération terminée, je m’autorisai un soupir de soulagement et je pris place à ses côtés. Elle m’avait fait peur, dis-donc ! Je devais moi aussi récupérer !

- Ça va ? Vous n’avez pas trop mal ? Peut-être voulez-vous manger, ou boire quelque chose ? Par mon luth, je pourrais même vous cuisiner sur-le-champ l’abruti de cheval qui vous a causé tant d’ennuis !
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